lundi 14 janvier 2013

Jusqu'au dernier penny de F. Scott Fitzgerald

C’est un récit d’une soixantaine de pages en quatre parties.

Tout commence au Brix Grill, à Paris,  un de ces endroits propices aux événements …où, avant de vous fondre dans le crépuscule vert-crème de Paris,  vous éprouverez le sentiment d’être dans un de ces lieux prédestinés, au cœur du monde. 
C’est là qu’un soir a lieu une  rencontre insolite entre deux Américains aux tempéraments totalement opposés, d'un côté,  un riche et puissant homme d'affaires,  Julius Bushmill, et de l'autre, un jeune et beau jeune homme nommé Corcoran complètement fauché et affamé qui,  de son propre aveu,  n'a qu'un seul talent, celui de dépenser. 
En quelques minutes une sorte de complicité s’installe entre eux et le sort du second est décidé : il accompagnera Hallie Bushmill, sa mère et son fiancé à travers leur circuit européen laissant ainsi toute liberté à l’industriel pour s’occuper de ses affaires en Angleterre. Corcoran promet de tirer partie de ses erreurs et de ses expériences pour divertir le trio tout en dépensant le moins possible. Le pari est pris. 
Dans un premier temps il respecte si bien son contrat que  la jeune fille croit mourir d'ennui.
Corcoran alors lui promet de lui montrer ce qu’il sait faire et de l’amuser comme une folle, ce qu’il n’a aucun mal à réaliser. Mère et fille sont éblouies et lorsque  les comptes doivent être faits prouvant que le pari est perdu, Hallie réussit malgré tout à convaincre son père de continuer à engager le jeune homme pour leur voyage en Italie  avec en plus, cette fois la présence de son fiancé, Nosby.  Celui-ci,  un homme raide, sombre et d'une politesse affectée, très vite jaloux, décide de continuer le voyage à sa façon, de Naples à Palerme, en  se passant  de la connaissance des usages locaux de Corcoran
La fin arrive très vite alors... (inattendue et que je ne peux dévoiler, bien sûr)
Tel est pris qui croyait prendre . 
Savoir dépenser follement pour le bien être de tous ne  peut-elle  s'avérer la plus sage des qualités? L'auteur n'est-il pas Fitzgerald?  
C'est succulent à  lire.
Ce récit a été publié le 10 octobre 1925 dans The Saturday Evening Post. C'est aussi l'année de la publication de Gatsby le Magnifique
Jusqu'au dernier penny de F. Scott Fitzgerald
Titre original: A Penny Spent. Taduit de l'américain par Brigitte Brière
Alfil éditions,  1994,  62 pages.
Francis Scott Key Fitzgerald est né en 1896 à Saint Paul (Minnesota) et mort en décembre 1940 à Hollywood.

10 commentaires:

  1. Ce soir j'explore mes étagères... et je te souhaite une belle journée.

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    1. Fitzgerald une fois de plus ne m'a pas déçue. Bonne journée aussi, peut-être un peu froide!

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  2. Je note de suite pour le chercher à la bibli. Avec Fitzgerald de toute façon on ne peut que bien tomber.

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    1. Cet écrivain, c'est un délice à chaque fois!

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  3. Tu me donnes envie de découvrir ce texte court.

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    1. C'est original, inattendu et envoûtant!

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  4. Le type de livre qui pourrait me plaire !!

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    1. Un style reconnaissable entre tous. Pas le temps de s'ennuyer avec lui!

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  5. ahh, tiens, ça me rappelle qu'après ma première expérience l'année dernière, je n'ai pas poursuivis ma découverte de Fitzgerald. Tu me redonnes envie de m'y plonger

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    1. Après "Gatsby", "Tendre est la nuit" et pourquoi pas celui-ci aussi si tu réussis à le trouver!

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