vendredi 30 mai 2014

Trois lectures de vacances contrastées

On ne peut pas gagner à tous les coups! Ce cliché sert aussi pour les lectures de  romans, surtout  ceux destinés à un  public de femmes jeunes, voire d’adolescentes. Je viens d'en lire deux dont un seul a rempli sa mission de me faire passer le temps agréablement. J'ai abandonné le second. Quant au troisième je suis en plein dedans: je le dévore! 
 Plutôt pas mal :
Le roman de Victoria Dahl, est une romance  effrontée comme son héroïne mais  qui n’offre que peu de surprises dans le genre récit amoureux entre aristocrates de  l’Angleterre victorienne.
C’est toujours le même scénario -  que j’attends d'ailleurs -  il faut être honnête: celui  de deux jeunes que tout oppose mais dont la passion fulgurante (surgie entre eux au premier coup d’œil) surmonte tous les obstacles après bien des quiproquos, des attentes, des fuites et poursuites etc.
Les héros sont jeunes,  beaux, bien nés,  riches…  les traîtres  ont tout pour déplaire  sous leurs apparences trompeuses. Ça se lit très vite, même si on se trouve au milieu d’une famille plutôt bruyante, toutes musiques allumées, cris de bébés et autres variétés  possibles en cours…
J’avais besoin d’une lecture de ce genre, sans surprise  dans le déroulement de la  passion mais  égayée par les nombreux  passages érotiques des premiers chapitres. Par la suite, toutes les positions ayant servi, ces descriptions se font plus discrètes.
J’ai eu ce que j’attendais au départ : un moment de divertissement des plus faciles.
Quant au second livre, il me tombait sans cesse des mains. J’ai fini par l’abandonner. Je n’ai tout simplement pas pu accrocher à ces «Sorcières de North Hampton», deux sœurs privées de leurs pouvoirs, je ne sais déjà plus trop pourquoi mais qui petit à petit vont essayer de les récupérer sans se faire condamner pas les hautes autorités.  Je n’ai pas suivi grand chose de leur histoire  tant le récit traînait en longueur et me semblait vide, me laissant le temps pour trop de distractions. Pas pour moi donc
Maintenant me voilà plongée dans un roman autrement plus  dense et superbe …mais très gros : Confiteor de Jaume Cabré. J’ai déjà du mal à lâcher ma lecture  après 86 pages sur les 772 annoncées. Tant pis pour les gestes de la vie quotidienne: ils attendront la fin de ce long week end!  
"Ce n'est qu'hier soir, alors que je marchais dans les rues trempées de Vallarca, que j'ai compris que naître dans cette famille avait été une erreur impardonnable."

mercredi 28 mai 2014

Les Folies Bergère de Porcel et Zidrou, ma BD du mercredi

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J'écris mon billet à 23 heures 15, ce mardi 26 mai 2014.
France 2 diffuse un documentaire poignant sur le débarquement en Normandie et moi je termine la BD de Zidrou et Porcel sur la guerre des Tranchées!
Drôle de coïncidence!
Difficile de me concentrer!
Les deux plus tragiques événements du siècle dernier  absorbés en même temps!
Deux folies absolues.
Deux boucheries!
Impossible d'écrire un résumé cohérent.
Les témoignages sont trop forts et les images trop prenantes.
 Un coup d'œil sur la BD, un autre sur l'écran ... je n'aurai jamais fini ce billet à temps.
Vous me pardonnerez. Je ne peux que recopier le résumé de l'éditeur et certaines phrases qui me paraissent significatives et vous renvoie aux nombreux autres billets déjà publiés sur ce one-shot si réussi .

La guerre 14-18. Les tranchées. Des soldats sont confrontés à la souffrance et à la mort. Considérés comme de la chair à canon par leurs chefs, ils tentent de survivre. Pour défier la mort, les soldats appellent leur compagnie "Les Folies Bergère" et se donnent à chacun un surnom. Dans les tranchées, ils se serrent les coudes. Plaisantent. Dessinent. Gardent espoir. Et se battent. Meurent dans d'atroces souffrances. Se suicident ou perdent la raison. L'un d'eux est condamné au peloton d'exécution et... en réchappe. C'est un miracle. Jusqu'à ce qu'on lui amène sa fillette égarée sur les terres de personne. Le propos est désespéré et les personnages sont tragiques, attachants. Les dialogues vont à l'os et le dessin, réaliste, est très éloquent. (Résumé de l'éditeur)
"A la fin de la guerre - parce que faudra bien qu'elle se termine un jour, hein! - on s'est tous juré d'aller fêter ça aux Folies Bergère, à Paris. C'est pour ça le nom."
"Les Folies Bergères, ça sonne mieux que "La 17ème compagnie d'infanterie". Pas vrai? 
Reste à savoir ce que l’ami Jules Verne aurait pensé de cette guerre … «La science comme levier du progrès»! Tu fabules, Jules! Tu balivernes, Verne! Les canons à longue distance ne servent pas à envoyer les hommes sur la lune comme tu l’as rêvé mais Ad patres.
"Vingt mille lieues sous les mers",  "vingt mille lieues sous les terres", cela aurait fait un bon titre pour un roman du père Jules avec de belles gravures bien proprettes . Le tout relié en cuir par ce bon Monsieur Hetzel. Les gravures, c’est comme les photos, : ça ne transmet pas les odeurs. L’odeur des cadavres, celle de la peur … et cette odeur que vous dégagez quand vous défoncez à coups de crosse le crâne d’un pauvre allemand qui ne vous a rien fait, un gamin, pas même vingt ans…


Autres billets: Yvan,   JViel,  MaëlLaSardine,   Val,  Stephie,  Noukette, OliV,  et j'en oublie plein...
Les Folies Bergère de  Porcel et  Zidrou, ma BD du mercredi

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Participent peut-être ce mercredi 28/05/14:
Anne,  Acro,  Alex,  Angéla Morelli,  Asphodèle,

 Blogaelle, Brize ,   

Carolinedécouvrelemonde,

Choco, littéraires Chroniques, Cléanthe,    

 
Cristie ,   Crokbulle,  Cuné,    Cynthia,  

 Delphine,   Didi, 


Elodie,    Estellecalim, Evalire,   Hilde,    Hélène ,   Hervé,  

  Iluze,   Irrégulière,    Itzamna , 


JViel,   Jérôme,  Julie,   

Khadielit,  Kikine,   La-ronde-des-post-it, Laurie,

Lirepourleplaisir, 

Lorouge, Loo, Lou, Lounima, Lystig,   

Manu,  Margotte,  Marguerite,    Marie,  Mariejuliet, 

Marjorie,  Marion,  MarionPluss, Marilyne,
  
Mathilde, Mélo,  Mlle Alfie,

Miss Bouquinaix,  Moka,    Mo,   ​​M. Zombi,  Natiora,   Neph,  

Noukette,   OliV,  Pascale,  Paulinelit,

 Sandrine,  Sandrine (Mes Promenades),   Sandrounette,   Sara ,

Sophie (des Bavardages),    Sophie Hérisson,  Soukee,  Stephie,   Syl,   Theoma,
Un amour de BD 
Vero,  Yaneck Yoshi73,  Yvan, 

BD du mercredi 28/05/14


Alexandre, L'épopée, T1, Le roi vient de mourir, Chauvel, Le Galli, Java, par Un amour de BD
L'homme qui n'aimait pas les armes à feu, T3, Le mystère de la femme araignée, Lupano, Salomone, par JViel
Lueur de nuit, Olivier Boiscommun, par Noukette
Le souffle court, Le Lay, Le Houellou, par Marguerite
Les carnets secrets de Guillaume Bianco, T1, Les seins, par OliV
Dillies Blues, saveur Renaud, par Moka
Shelley: La vie amoureuse de Frankenstein , Casanave et Vandermeulen, par Jérôme
Fairy Quest, T1, Les Hors-la-loi, Jenkins, Ramos, par yaneck
Burn out, Ozanam, Sommer, par Yvan
L'arbre aux Pies, Daria Schmitt, par Sandrine (Mes Promenades)
Ekhö, monde miroir, T2, Paris Empire, Arleston, Barbucci, par Soukee
Les ombres du styx: Le maître de l'éternité, Isabelle Dethan, par élodie
Notre mère la guerre, 1, 2, Maël et Kris, par Maël, La-ronde-des-post-it
Mon père ce héron, Jul par Hervé
Les Tchouks, 1, 2, Richard kerascouët, par Hervé
Des canards trop bizarres, Castellucci, Waron, par Hervé

mardi 27 mai 2014

Réparer les vivants, Maylis de Kerangal


Supposons!
Mon fils de vingt ans meurt dans un accident quelconque, comme ici, le surfeur Simon Limbres. Appelée d’urgence  par l’hôpital, je m’y rends après avoir confié ma petite fille à une voisine et sans pouvoir joindre le père qui ne répond pas encore. J’attends longtemps aux urgences et dans les longs couloirs blancs anonymes. Seule, la peur au ventre, déconnectée de toute réalité hors celle de la vie et de la mort de mon enfant: ma vie et ma mort.  Rien d’autre n’existe plus.  Rien n’a plus d’importance!
Défilent les heures, les médecins, les infirmières, les appels des parents, de la famille, des amis, peu importe. La seule réalité: Simon est mort et on me demande l’autorisation de transplanter ses organes!

Moi, c’est moi, la lectrice qui s’identifie au personnage de la mère parce que j’en suis une et que j’ai quelque peu vécu cette situation, en bien moins grave, puisque tout s’est résolu en une semaine d’horreur absolue et que la vie normale et heureuse a repris son cours!

C’est ainsi que je lis un livre: ou je réussis à m’identifier à l’un des personnages ou je reste étrangère au roman! C’est aussi simple que cela. Mais j’ai fait des études et le style compte aussi, bien sûr, mais finalement pas autant que je pouvais le supposer plus jeune quand je lui accordais une importance primordiale!
Ici cependant le style est suffisamment superbe pour mettre le thème des  transplantations chirurgicales en valeur. Il y est question de la famille, des chirurgiens et du personnel médical, chacun lourd de  son passé et de  son présent et puis de  la société tout entière avec ses interrogations sur le devenir de l’espèce humaine et le prolongement de la vie. Allons-nous devenir immortel comme l’affirment certains chercheurs en eugénisme?  Ça me fait frémir car cette perspective remet tellement d’idées en mouvement!
Ne serions-nous que des robots,  des mécaniques dont on peut remplacer les pièces  abîmées?  Qui sommes-nous donc réellement?  Bref me voilà repartie dans les sempiternelles interrogations de l'adolescente que j'étais et qui ne se passionnait  que pour les cours de métaphysique!  

 D’un autre côté, il y a Claire, la receveuse, mais j’ai eu  plus de mal à m’identifier à elle et pourtant !…
Claire a-t-elle entendu le chant de Thomas Rémige dans ses songes anesthésiques, ce chant de la belle mort? A-t-elle entendu sa voix dans la nuit de quatre heures du matin alors qu’elle  recevait le cœur de Simon Limbres ? Elle est placée sous assistance extracorporelle pendant encore une demi-heure, puis recousue elle-aussi, écarteurs à crémaillère relâchant les tissus pour une délicate suture de demoiselle, et demeure au bloc sous surveillance, entourée des écrans noirs où tracent les vagues lumineuses de son cœur, le temps que son corps récupère, le temps que l’on range la pièce en démence, le temps que l’on dénombre les ustensiles et les compresses, et que l’on efface le sang, le temps que l’équipe se disloque, et que chacun ôte ses vêtements de bloc et se rhabille, se passe de l’eau sur la figure et se nettoie les mains, ouis quitte l’enceinte de l’hôpital pour aller attraper le premier métro, le temps qu’Alice reprenne des couleurs et risque un sourire tandis qu’Harfang lui glisse à l’oreille, alors, petite Harfanguette, qu’est-ce que tu dis de tout ça ? le temps que Virgilio relève sa charlotte et abaisse son masque, se décide à lui proposer d’aller prendre une bière du côté de Montparnasse, une assiette de frites, une entrecôte saignante histoire de rester dans l’ambiance, le temps qu’elle revête son manteau blanc et qu’ile ne caresse le col animal, le temps enfin que le sous-bois s’éclaire, que les mousses bleuissent, que le chardonneret chante et que s’achève le grand surf dans la nuit digitale. Il est cinq heures quarante neuf. »
Fin du roman.
Ce n’est pas un roman à suspense, mais un roman à réflexions!

Très nombreux sont les blogs qui en parlent.

Réparer les vivants, Maylis de Kerangal, (verticales, Gallimard, janvier 2014, 288 p.)

lundi 26 mai 2014

Mon musée intime des photographes, en ce moment, à Paris

La vérité est souvent paradoxale.  La preuve:  je rate toutes mes photos, n'en garde  presque aucune  et cependant les expositions que j'aime et pour lesquelles je me déplace volontiers quand elles ont lieu près de chez moi,  ce sont celles  des photographes, grands ou petits, connus ou pas,  quel qu'en soit le thème.

Voici mes  préférées du moment, à Paris

Henri Cartier-Bresson, au Centre Pompidou, jusqu'au 9 juin 2014




Emmet Gowin à la Fondation Henri Cartier-Bresson, (Quartier Montparnasse) jusqu'au 27 juillet 2014



Paolo Roversi,  "Secrets", à la Galerie Camera Oscura, Bd Raspail,  jusqu'au 21 juin 2014,


Charles Lansiaux, 14/18, à la bibliothèque de la ville de Paris, jusqu'au 15 juin 2014




Mapplethorpe au Musée Rodin,  jusqu'au 21 septembre 2014 et au Grand Palais jusqu'au 13 juillet.
 L'irrégulière et Moka ont vu cette exposition)

samedi 24 mai 2014

En finir avec Eddy Bellegueule, Edouard Louis

·       Enfin un roman avec des titres de chapitre et les titres de chapitre, j’aime ça!  Beaucoup même. J’y vois une marque de respect envers le lecteur, une sorte de guide pour les égarés ayant  lâché leur livre en cours de route sans avoir pu laisser un marque page et qui sont perdus en l'ouvrant à nouveau.

Premier bon signe par conséquent. Merci l’auteur!
Souvent aussi avant de me lancer dans la lecture d’un recueil dont j’attends beaucoup parce qu’on me l’a déjà recommandé bien souvent, je le feuillette pour m’en faire une première idée. C’est une sorte  de rituel désormais et ici je suis comblée.

Livre1 : Picardie (fin des années 1990 – début des années 2000): Le lieu et l’époque annoncés d’emblée: deuxième bonne impression.
 Immédiatement je cherche le livre suivant. Il n’y en a que deux d’ailleurs, suivis d’un épilogue.

Livre 2,  L’échec et la fuite.  ( Oh, oh, ça se précise. Quel qu’il soit, le héros se sentait donc malheureux en Picardie et avait besoin d’un changement de lieu comme d’une évasion.  Un appel d’air en somme. Une possibilité de se reconstruire)

 Enfin, comme chaque page est surmontée du titre de son chapitre (chose devenue très inhabituelle, hélas), j’en profite pour  les relever par-ci, par-là, comme on cueille  ou soupèse  un beau fruit.
Rencontre, Mon père,  Les manières,  Au collège, La douleur,  Le rôle d’homme,  Portrait de ma mère au matin,  Portrait de ma mère à travers ses histoires,  La chambre de mes parents, Vie des filles des mères et des grand-mères, Les histoires du village,   La bonne éducation, L’autre père,  La résistance des hommes à la médecine,  Sylvain, Le hangar, Après le hangar, Laura, Révolte du corps, Ultime tentative amoureuse: Sabrina,  Le dégoût, Première tentative de fuite, La porte étroite.     
 Que raconte ce premier roman , d’un auteur de 21 ans, après une enfance et une adolescence mal vécues dans une famille pauvre, pleine de préjugés, dans un village  qui le rejette pour ses manières efféminées et surtout dans un collège où il est humilié et harcelé sans cesse par deux fortes têtes qui le traitent de «pédé»?  Il raconte ça justement, le fait qu’il se soit senti différent et incompris, bref sa souffrance de n’être attiré que par les hommes et de ne pas  pouvoir aimer une femme malgré ses efforts. Il s’enfuit à Amiens pour échapper à son sort et découvrir un monde plus cultivé où il se sent plus apprécié et où il peut enfin s’épanouir. Il devient romancier. Qu’écrira-t-il ensuite? Continuera-t-il à suivre ce filon de l’autofiction comme l’a fait Annie Ernaux? Probablement pas. Du moins je l’espère, même si j’apprécie mais  ce serait  tourner en rond. Place à un peu plus d'’imaginaire!

Début du roman ICI
En ont parlé et m'ont donné envie de lire ce roman:
Autres billets -  Avis à l'opposé! Frédéric Vallotton qui déteste (Berk, berk, berk),  Val (qui y voit  surtout la dénonciation teintée de mépris d'une classe sociale plus que la dénonciation de l'homophobie), Kathel qui trouve ce livre plus important pour le témoignage que pour le roman lui-même.   En revanche Ys( Sandrine)  apprécie énormément. 
L' interview  de l'auteur dans "Les pages de Marianne"
En finir avec Eddy Bellegueule,  Edouard Louis (Seuil, roman, janvier 2014, 224 p.)

mardi 20 mai 2014

Mélusine,T7, Horus pocus, de Clarke et Gilson, ma BD du mercredi

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Ce tome 7 (sur les 22 déjà parus) est mon premier contact avec la jolie petite sorcière aux cheveux roux et au grand chapeau vert  pointu,  l’héroïne de ces  amusants récits sur la sorcellerie et les pouvoirs magiques  que beaucoup ont pu lire sur le Journal de Spirou. 

Ce n’est pas mon cas et je craignais d’être un peu perdue en prenant ainsi en cours de route et de façon abrupte le seul volume disponible  à la bibliothèque. Mais non! C’est fait de gags de une ou plusieurs pages  et j’ai aimé presque immédiatement cette Mélusine au caractère bien trempé mais finalement pas méchante  du tout et si pleine de bonne humeur. Elle a pourtant de quoi faire dans ce château où elle s’est engagée comme fille au pair. La maîtresse de maison est une fantôme toujours en colère qui lui hurle sans cesse de nouveaux ordres. Son mari est un vampire  très calme en comparaison . 

Le pire pour elle c’est l’arrivée inattendue de sa cousine Mélisande, une gentille fée  toute rose mais qui rate tout ce qu’elle entreprend. C’est la honte de la famille. Elle  sait seulement faire apparaître des lapins et des petits gâteaux roses et énerve beaucoup Mélusine qui, à la suite d’une bévue, la transforme en méchante fée. C’est l’occasion de nouveaux gags. 

J’ai beaucoup aimé cette BD, lue très vite. Les pages se tournent à une allure folle tellement c’est entraînant et joliment raconté. Les couleurs, le dessin, la mise en page, tout m’a plu. Dés que j’en ai l’occasion, je me replonge dans cette parodie des histoires de sorcellerie, cette série que je dois être parmi les derniers lecteurs à ne pas avoir connue auparavant.
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Mélusine,T7, Horus pocus, de Clarke et Gilson, ma BD du mercredi
(Dupuis, 2000, 46 p.)
                                                                                                                   BD de Yaneck: 17,5

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Participent peut-être ce mercredi 21/05/14:


Anne,  Acro,  Alex,  Angéla Morelli,  Asphodèle,

 Blogaelle, Brize ,   

Carolinedécouvrelemonde,

Choco, littéraires Chroniques, Cléanthe,    

 
Cristie ,   Crokbulle,  Cuné,    Cynthia,  

 Delphine,   Didi


Elodie,    Estellecalim, Evalire,   Hilde,    Hélène ,   Hervé,  

  Iluze,   Irrégulière,    Itzamna , 


  Jérôme,  Julie,   

Khadielit,  Kikine,   La-ronde-des-post-it, Laurie,

Lirepourleplaisir, 

Lorouge, Loo, Lou, Lounima, Lystig,   

Manu,  Margotte,  Marguerite,    Marie,  Mariejuliet, 

Marjorie,  Marion,  MarionPluss, Marilyne,
  
Mathilde, Mélo,  Mlle Alfie,

Miss Bouquinaix,  Moka,    Mo,   ​​M. Zombi,  Natiora,   Neph,  

Noukette,   OliV,  Pascale,  Paulinelit,

 Sandrine,  Sandrine (Mes Promenades),   Sandrounette,   Sara ,
Vero,  Yaneck Yoshi73,  Yvan

BD du mercredi 21/05/14


In god we trust, Winshluss, par Theoma
Passe-Passe, Delphine Cuveele, Dawid, par Hervé
Un couple d'enfer (Les nombrils, 5), Delaf, Dubuc, par Marguerite
En chemin elle rencontre, Les artistes se mobilisent pour l'égalité femme-homme, par Noukette
Rouge comme la neige, Christian de Metter, par Yvan
Chico, Rita, Javier Mariscal, Fernando Trucha, par Jérôme
Les oubliés d'Annam, Lax, Giroud, par Sandrine (Mes promenades)
Le pouvoir des innocents,cycle 2, T1,2, Hirn, Brunschwig, Nouhaud, par Cristie
Blast, T4, Manu Larcenet, par Stephie
Lulu, femme nue, Etienne Davodeau, par Itzamna
Une semaine sur deux, Pacco, par Sophie (Les Promenades)
Le fils du Yéti, Didier Tronchet, par Maël
Choc, Les fantômes de Knightgrave, 1, Maltaite, Colman, par Daniel (Un amour de bd)
La femme léopard, T7, Le Spirou de ... Schwartz et Yann, par Jérôme (Un amour de bd)
Agence Quanta, T2, Krakatoa, Krings, Desplanque, Swysen, par Jacques (Un amour de BD)
Anjin-San, George Akiyama, par Yaneck
Seuls, de Gazzotti et Vehlmann, par Miss bouquinaix
Locke& Key (6), Alpha et Oméga, Joe Hill, Gabriel Rodriguez,par Hilde
La guerre des Lulus, Régis Hautière, Hardoc, par Syl
Kraa, la colère blanche de l'orage, Benoît Sokal, par Didi
Cet été-là, Mariko Tamaki, Jillian Tamaki, par Anne
Lanfeust Odyssey, T5, Arleston, Taruin, par Estellecalim
Safari intime, Fred Bernard, par OliV

lundi 19 mai 2014

La vie au ralenti, premier roman de Kjersti A. Skomsvold, Norvège

Titre original: Jo fortere jeg går, jo mindre er jeg  (Plus vite je marche, plus petite je suis)
Une femme raconte sa vie quotidienne, dans un style très  simple,  parfois ragaillardi par des  exclamations enjouées: «ça rime!» quand certains sons se répètent dans quelques-unes de ses phrases.  Elle  se divertit comme elle peut, la narratrice,  et le plus souvent d’un rien. C’est qu’ elle n’a plus grand chose à raconter désormais maintenant que son époux est mort, son cher Epsilon  épousé à la fin de ses études: «Après, il n’y a plus eu que nous deux, Epsilon et moi.»
Ce ne serait qu’ une histoire banale si cette femme, Mathea, qui vit seule désormais dans un petit appartement de la banlieue d’Oslo, n’atteignait presque cent ans. Elle n’a plus personne qui la connaisse ou qui lui parle. Elle  ne vit plus qu’avec les fantômes de ses chers disparus, en particulier de son mari omniprésent  dans ses pensées,  auquel elle continue de parler.  Hors de chez elle, elle se sent transparente et maladroite. Elle fait pourtant des efforts pour retenir l’attention des autres autour d’elle mais on ne la remarque jamais.  Même lors de  l’après-midi ambiance détente au centre pour personnes âgées où elle est invitée, elle semble encore une fois invisible. Alors elle prend une décision.
« C’est le dernier point sur ma liste. Je vais aller au dernier arrêt avant la mort, je vais faire d’une pierre deux coups. Je n’arrive pas à m’armer de courage, la limite entre la timidité et la désinvolture est extrêmement ténue ».
Est-ce un livre triste?  Sans doute! Pourtant l’auteur n’a qu’une trentaine d’années et c’est son premier roman.  Est-ce désagréable? Non mais il faut être en forme  pour supporter tant de grisaille sans espoir  et de nostalgie douloureuse puisqu'aussi bien elle appuie toujours là où ça fait mal. Pas d'issue possible. A cent ans, totalement isolée... d'une nature déjà solitaire, prompte à la panique,  que faire?
C'est une fin de vie qui donne envie de finir jeune et en bonne santé! Heureusement l'écriture est belle,  du moins la traduction passe -t-elle bien mais j'ai absolument besoin d'une lecture plus gaie maintenant.    Il y a des alternances tout à fait nécessaires! 


La vie au ralenti, roman norvégien de Kjersti A. Skomsvold
Traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud
Premier roman, (Seuil,  janvier 2014, 192 p.)
Prix Débutant Tarjei Vesaas en 2009